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vendredi 11 avril 2014

Gaz de schiste : Quelles alternatives à la fracturation hydraulique ?

Gaz de schiste : Quelles alternatives à la fracturation hydraulique ?


Roland Vially est géologue, chef de projet Évaluation des ressources et des réserves au sein de l’Institut français du pétrole et énergies nouvelles (IFPEN). Il détaille avec nous l’état des recherches sur les différents modes d’extraction des gaz non conventionnels. 


       Si la fracturation hydraulique garde la cote auprès des industriels, d’autres techniques sont à l’étude. Déjà utilisés ou encore au stade expérimental, ces modes d’extraction seront peut-être ceux de demain : « Le progrès technologique amènera des changements mais il est impossible de se projeter. Il y a 10 ans tout le monde pensait que les USA achèteraient du gaz au Qatar pour le traiter sur place. Et finalement, il y a le gaz de schiste. Alors difficile de prédire quelle technique fonctionnera le mieux », annonce Roland Vially. 
Fracturation au CO2 :
« Il s’agit d’utiliser du CO2 dans sa forme super critique, c’est-à-dire entre le gaz et le liquide, pour réaliser les fractures permettant de récupérer les hydrocarbures. L’avantage de cette technique est de ne pas utiliser d’eau, argument important quand on connaît la quantité utilisée dans la fracturation hydraulique. Se pose par contre le problème d’approvisionnement en CO2, qui reste compliqué et cher. Enfin, cette technique nécessite l’utilisation de sable pour laisser les fractures ouvertes et donc de produits chimiques susceptibles de polluer les sols et les nappes phréatiques. »
Fracturation pneumatique ou à air comprimé :    
« L’idée est de désintégrer la roche mère grâce à de l’air comprimé. C’est une technique assez efficace mais qui nécessite une quantité incroyable d’air pour pouvoir l’amener à la bonne pression. Il y a donc là un important problème logistique à régler. Encore une fois, le problème principal reste l’utilisation de sable et donc de produits chimiques. »
Fracturation au GPL :
« Cette technique est utilisée au Canada depuis plusieurs décennies, et est en constante amélioration. Amené à la bonne profondeur, le propane va permettre de mener une fracturation efficace. Le principal avantage est qu’ensuite le propane sous sa forme gazeuse est facilement récupérable et pourra donc être réutilisé. C’est toujours plus économique et il n’y pas besoin d’eau. Il y a néanmoins plusieurs inconvénients. Le propane est cher et se pose le problème de son acheminement. Enfin, il y aura de grandes quantités à stocker, ce qui ne va pas être forcément accepté par la population. »
Fracturation par arcs électriques :
« Ce procédé n’a encore été testé qu’en laboratoire. Il s’agit de créer la fracture en envoyant des ondes de choc créés par des arcs électriques. Pour l’instant, les fissures ne font que quelques centimètres. On est donc encore loin du compte. Cette technique a l’avantage de ne nécessiter ni eau, ni sable, ni produits chimiques. Mais un autre problème se pose. Pour ces arcs électriques, il faut de l’énergie et d’où va-t-elle provenir ? »
Fracturation par chocs thermiques :
« En jouant sur les écarts de températures, en injectant de l’eau froide à grande profondeur, on peut créer des fissures. Aujourd’hui, celles-ci sont encore trop petites pour permettre une exploitation. En outre, cette technique demande d’importantes quantités d’eau, ce qui est déjà l’un des principaux reproches faits à la technique de fracturation hydraulique. »
Source: http://www.heracleantech.com/technologies.html

mercredi 9 avril 2014

Température, énergie et unités de puissance


 L’énergie : est tout ce qui permet d’effectuer un travail sous diverses formes : produire
de la chaleur (énergie thermique), de la lumière, un son, un mouvement
(énergie cinétique). L’énergie peut changer de forme. Ainsi, par exemple, une
ampoule électrique a pour fonction de produire de la lumière mais transforme
une partie de l’énergie qu’elle reçoit en chaleur (la quantité totale d’énergie
produite étant toujours égale à la quantité consommée).
L’énergie est mesurée en joules (J). Un kilojoule (kJ) est égal à 1 000 (103) joules
et 1 mégajoule (MJ) est égal à 1 million (106) de joules.
Les unités les plus utilisées dans le présent ouvrage sont le watt-heure
(Wh) = 3,6 kJ le kilowatt-heure (kWh) = 3,6 MJ et le mégawatt-heure [MWh] =
3 600 MJ.
L’énergie est également exprimée en calories (cal) en kilocalories (kcal).
1 cal = 4.19 J et 1 kcal = 4,19 kJ.
Le joule est l’énergie fournie par une puissance de 1 watt pendant une seconde.
C’est aussi l’énergie nécessaire pour élever de 1 °C la température d’1 gramme
d’air sec. Une calorie est l’énergie nécessaire pour élever de 1 °C la température
d’1 gramme d’eau.
La puissance : est le débit d’énergie fournie ou consommée (ou énergie par
unité de temps). Elle se mesure en watts / kilowatts / mégawatts (W/kW/MW).
1 watt (W) = 1J/seconde.
1 kilowatt (kW) = 1 000 (103) watts.
1 mégawatt (MW) = 1 000 000 (106) watts.
La puissance s’exprime également en calories par seconde (cal/s) kilocalories
par seconde (kcal/s).
1 cal/s = 4,19 kW ; 1 kcal/s = 4,19 kW
La température : caractérise de façon objective la sensation de chaud et de
froid. Elle s’exprime en Kelvin (K) et, dans le présent ouvrage, en degrés Celsius
(°C).
L’échelle des deux unités est la même, mais pas l’origine. 1 °C = 1 K + 273,15 ;
autrement dit, une baisse de 1 °C est identique à une baisse de 1 K.
L’échelle Kelvin commence par le zéro absolu (-273,15 °C). Le zéro de l’échelle
Celsius correspond au point de congélation de l’eau (son point d’ébullition se
situant à 100 °C).